La fin de 6 ans de galère pour Maxime

En 2005, Maxime quitte Marseille à la suite d’un divorce difficile. Son projet à l’époque : recommencer une nouvelle vie dans une nouvelle ville. Direction Paris.

Mais à Paris, il ne trouve ni logement ni travail. De galères en galères, Maxime s’enfonce dans la précarité jusqu’à connaître la vie dans la rue et les nuits dans les centres d’hébergement d’urgence. Heureusement, pour conserver un minimum de lien social, Maxime se rend alors régulièrement dans un centre d’accueil de jour. En 2008, des bénévoles de ce centre l’orientent vers un centre d’hébergement et de stabilisation où il restera près de deux ans. Il y bénéficiera parallèlement d’un accompagnement social qui lui permettra petits pas de remonter la pente et de retrouver confiance en lui mais également dans les autres.
patrimoine fls 53
Au début de l’année 2010, il se voit proposer un « logement passerelle ». Il s’agit d’un petit studio qu’il occupe à titre temporaire et qui vise, entre autre, à lui permettre de démontrer qu’il a retrouvé sa capacité à occuper et à se maintenir dans un logement temporaire. Dans le même temps, il décroche un emploi en CDI à temps partiel en tant qu’ouvrier d’entretien et de maintenance dans une Université parisienne.

Juillet 2011, la Fondation pour le Logement Social lui propose un petit appartement avec un bail sans limitation de durée. Après tant d’années pour remonter la pente et retrouver sa dignité, Maxime s’est enfin installé chez lui et prévoit déjà d’y accueillir ses filles de 16 et 19 ans avec qui il a toujours gardé le contact.

Aujourd’hui Maxime a le sourire en permanence et une certaine philosophie de la vie. Et quand on lui demande pourquoi, il répond très simplement :

« Quand on vient de là où je viens, on se dit tous les jours que quand on a un toit et un travail rien d’autre n’est vraiment grave ! »