De l’insertion à l’inclusion : « être chez-soi partout »

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Habitats partagés : de l'insertion à l'inclusion

L’Office Chrétien des personnes Handicapées (OCH) agit depuis 1963 auprès des personnes handicapées et de leurs familles. A travers son action, l’OCH apporte sa contribution à l’insertion sociale des personnes qu’elle accompagne. 

Son directeur, Philippe de Lachapelle, nous invite à aller plus loin pour passer de l’insertion à l’inclusion.

La prise en compte du souhait des personnes handicapées

Ces dernières décennies, il y a eu beaucoup de progrès sur la prise en considération des personnes handicapées. La loi de 1975 avait permis de créer les premières institutions afin d’éviter aux personnes handicapées de finir leurs jours en hospice, à l’hôpital psychiatrique, au mieux dans une congrégation. 

La loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances a été un pivot pour passer d’une « logique de placement » à une « logique de participation » des personnes handicapées à la vie de la société sur tous les champs : scolaire, professionnelle, sociale, culturelle… et aussi spirituelle, même si cette dimension n’est pas inscrite dans cette loi. 

Il y a encore beaucoup de chemin à faire pour que tout le monde ait sa place mais le cap est donné et il faut s’en réjouir.

La Fondation OCH est au service des personnes malades, handicapées, de leurs familles et de leurs amis.

« L’inclusion c’est être chez soi partout »

L’insertion laisse entendre que l’on « fait une place à quelqu’un », mais ce sera à lui de s’adapter. Depuis quelques années, nous entendons parler de plus en plus « d’inclusion » qui a dans l’idée que c’est à la société de s’adapter à lui.

J’aime bien la définition de l’anthropologue Charles Gardou : « L’inclusion c’est être chez soi partout ». Nous devrions tous pouvoir être chez soi partout. C’est une notion plus ouverte qui permet un choix de vie. 

Les habitats partagés que la FLS développe vont dans ce sens. La personne handicapée ou fragile peut dire « je choisis où et avec qui je vais habiter », qui est l’esprit même du rapport Piveteau – Wolfrom sur l’habitat partagé. Cela suppose qu’elle puisse aussi choisir d’en sortir. Ses choix la rendent actrice de son projet de vie. L’OCH encourage cela aussi.

L'inclusion dans nos Maisons de Vie et de Partage, en photos

Des innovations sociales à encourager

Hier comme aujourd’hui, des initiatives innovantes ont vu le jour, portées par des familles en première ligne et des amis qui les ont rejointes dans l’aventure. Il faut soutenir la vitalité du terrain qui se développe dans une dynamique collective. Les premières maisons de vie et de partage permettent de dire que ce n’est pas une utopie. 


Un changement de culture sera également nécessaire, à la fois « par le haut » avec la mise en place d’outils et de moyens pour réaliser des projets inclusifs. Et aussi sur le terrain, par chacun de nous, en invitant très largement nos concitoyens à venir vivre des expériences de partage, notamment au sein des habitats inclusifs : les personnes handicapées ont une telle capacité de changer les cœurs.

Les premières maisons de vie et de partage permettent de dire que ce n’est pas une utopie.

La Fondation OCH est au service des personnes malades, handicapées, de leurs familles et de leurs amis.

Pour aller plus loin

Philippe de Lachapelle tient une chronique hebdomadaire sur RCF Radio.

Logo d'une maison avec 3 personnes à l'intérieur

Qu’est-ce qu’une Maison de Vie et de Partage ?

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