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Le 3 décembre, c’est la Journée Internationale des personnes handicapées!

Le 3 décembre, c’est la Journée Internationale des personnes handicapées !

Aujourd’hui, vendredi 3 décembre, a lieu la Journée Internationale des personnes handicapées. Cet événement, organisé par les Nations Unies, a vocation à sensibiliser le grand public sur les problématiques liées aux handicaps. Elle vise également à soutenir les personnes en situation de handicap, à les défendre et à affirmer leurs droits dans la société.

 

Un événement qui perdure

Créée en 1992, cette journée mondiale rappelle l’importance d’une prise de conscience collective pour améliorer les conditions de vie des personnes handicapées.

En France, l’accès à un logement adapté s’apparente généralement à un parcours du combattant. Des solutions émergent comme l’habitat partagé. Ce modèle se diffuse de plus en plus, notamment en Allemagne. En France, les porteurs de projets se multiplient aussi.

L’association Familles Solidaires, par exemple, adapte certains de ses logements aux personnes âgées ayant un handicap moteur. Cette journée des personnes handicapées nous montre que c’est à la société de s’adapter aux citoyens et non l’inverse.

La FLS aux Olympiades du Vivre-Ensemble à Versailles en juin 2021

Les chiffres du handicap : où en sommes-nous ?

D’après l’Observatoire des Nations Unies, un habitant sur sept serait atteint d’un handicap dans le monde. Ce chiffre montre bien la légitimité des personnes handicapées et leur besoin de se faire entendre.  Ces personnes vivent majoritairement dans des pays en voie de développement (80% d’entre elles). La moitié ne possède pas de ressources suffisantes pour accéder à des soins. N’oublions pas également que la différence provoque une potentielle stigmatisation au sein d’un même groupe. Le plus grand fléau resterait bien évidemment l’ignorance vis-à-vis du handicap, conduisant souvent à son rejet.

A la Fondation pour le Logement Social, nous avons conscience que la fragilité ne doit plus rimer avec l’exclusion sociale. Pour cela, nous développons un réseau de Maisons de Vie et de Partage, des logements indépendants avec une vie sociale et partagée (permise par des locaux communs).

Pour découvrir nos Maisons de Vie et de Partage :

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Nos actions pour l’année 2021 et … 2022

Cette année, les inaugurations des MVP de Lourdes et de Viroflay permettront à une vingtaine de personnes isolées et à sept femmes en situation de handicap mental de réaliser leur projet de vie grâce à un logement.

Nous poursuivons des projets en lien avec des adultes porteurs de handicap mental à Saint-Étienne, en réalisant une extension de l’actuelle maison PARM. Ces logements supplémentaires devraient accueillir sept nouveaux résidents d’ici fin 2022. Les habitants se réjouissent que leur maison s’agrandisse ! Située au cœur de Saint-Étienne, PARM multiplie les partenariats avec d’autres associations, des salles de théâtre, afin de diversifier les activités des colocataires.

L’inclusion passant par une meilleure visibilité des personnes en situation de handicap, le pari semble déjà réussi !

Un repas partagé dans la MVP de Saint-Etienne

Rencontrez les habitants des MVP

https://www.youtube.com/watch?v=5bb34DAqDgc

Le Clos Bartimée : dépasser les différences au quotidien

A Saint-Vigor-le-Grand, près de Bayeux (Calvados), la MVP du Clos Bartimée offre un cadre de vie idéal pour permettre à ses habitants en situation de handicap mental d’avancer sur le chemin de l’autonomie. Cette maisonnée peut accueillir jusqu’à sept résidents. Marie-Elisabeth, Joachim, Pauline, Isabelle, tous peuvent compter sur Claire Malassis et Fanny Cormier, compagnes-coordinatrices, pour les soutenir au quotidien.

Un projet ambitieux

Quitter le domicile familial, s’émanciper, surmonter ses fragilités, voici quelques-uns des défis auxquels les habitants du Clos Bartimée font face, pas à pas.

Claire et Fanny nous livrent leur témoignage sur l’originalité de cette maisonnée qui dépasse les différences.

Claire Malassis et Fanny Cormier

Témoignage de deux compagnes-coordinatrices

FLS Comment décririez-vous le projet de la maison de Bayeux ?

Fanny Cormier : Le nom même du Clos Bartimée permet de comprendre l’essence. Dans l’Évangile, Bartimée est une personne aveugle et complètement ignorée. Quand Jésus est de passage dans sa ville, l’aveugle l’interpelle en criant mais les gens essaient de le faire taire. Cependant, Jésus demande à ce que Bartimée s’approche de lui : cet acte va changer le regard des personnes autour et Bartimée retrouve sa dignité humaine.

Claire Malassis : Ce clos est un habitat partagé où des personnes, en situation de handicap, choisissent leur lieu de vie et comment elles y habitent.
Les ressources humaines, à travers les accompagnants, leur permettent de veiller au maintien de leur autonomie. Ces personnes choisissent le « vivre ensemble » en partageant des espaces communs et en s’appuyant sur une charte pensée collectivement.
Prochainement, une des spécificités supplémentaires de ce projet s’illustrera par la présence de voisins solidaires sur le terrain de la maison.

 

FLS –Prendre soin de l’autre, comment le définiriez-vous ?

Fanny Cormier et Claire Malassis : Nous essayons de veiller au bien-être personnel, d’être à l’écoute, d’avoir parfois de la patience et de respecter les choix, l’intimité et le rythme de la personne. Nous prenons en compte la personne telle qu’elle est.

 

 

FLS – Fort de ce principe, comment cela se matérialise-t-il au quotidien dans votre maison ?

Fanny Cormier et Claire Malassis : Nous proposons sans jamais faire à la place de la personne, sommes attentives à tous changements, aux tensions, et il faut savoir accepter les silences ou les désaccords.

Nous considérons l’autre comme un adulte à part entière, en respectant ses choix. Par exemple, au Clos Bartimée, nous vouvoyons les habitants. Ils ne sont pas de simples résidents mais des maîtres de leur maison.

Le soin que nous voulons porter se manifeste par l’écoute : nous sommes attentives à ce que chacun puisse avoir une alimentation adéquate par rapport à ses spécificités alimentaires et à sa faim. Nous choisissons ensembles les repas avec des produits de qualité.

 

FLS – Est-ce qu’il existe une réciprocité du « prendre soin » dans la maison ?

Fanny Cormier et Claire Malassis :
Cette notion peut être déclinée sous une multitude de manières au quotidien. Quand nous avons une contrariété, l’habitant le ressent généralement, devient plus attentif et vient nous faire un câlin, c’est la forme la plus visible.

Prendre soin de l’autre, c’est aussi accepter qu’il puisse prendre soin de nous.

En général, chaque membre de cette maison apprend dans cette relation permanente. Nous avons comme leitmotiv, le respect de la personne, la transparence des échanges aussi bien du côté du salarié que de l’habitant.

 

Merci à Claire et Fanny pour leur précieux témoignage !

Réunion des investisseurs : un moment clé pour la FLS

Le 10 mai dernier, la Fondation pour le Logement Social a eu le plaisir d’organiser sa rencontre annuelle des investisseurs dans un lieu emblématique, la Maison Saint-Antoine. En effet, cette future Maison de Vie et de Partage accueillera 20 personnes âgées autonomes en 2023, au cœur de Saint-Etienne. Située dans un parc verdoyant, cette maison sera divisée en logements ordinaires et en espaces partagés. Le projet vise à s’adapter aux besoins des futurs résidents et non à instaurer un fonctionnement d’établissement médico-social.

 

Lancement du plan stratégique de développement 2021-2036

Cet événement avait pour principal objet le lancement du plan stratégique de développement d’habitats partagés de la FLS.

Depuis son origine, la Fondation développe des solutions innovantes d’habitat à destination de publics en situation de fragilité. Ce savoir-faire est dorénavant consacré à des approches fondées sur l’habitat inclusif et partagé au travers de nos Maisons de Vie et de Partage. La réunion du 10 mai a permis de lancer la 2ème levée de fonds obligataire pour financer une partie du programme d’investissement des dix prochaines années.

De plus en plus, la FLS constate une hausse des demandes de création de MVP. Les besoins sont immenses. Pour y répondre au mieux, deux à trois MVP ouvriront chaque année.  Cette accélération suppose la recherche de modes de financements innovants.

La matinée du 10 mai a débuté par un café d’accueil en extérieur pour profiter de l’écrin de verdure dont bénéfice le site de Saint-Antoine. Puis, le président de la FLS, Michel Récipon et le directeur général délégué aux finances, Jean-Axel Dieudonné, ont entamé une présentation du plan stratégique de développement de la FLS.  Cela fut également l’occasion de montrer plusieurs reportages tournés à l’intérieur de quelques-unes des MVP.

Découvrez celui parlant de la Maison Saint-Antoine ou bien celui de la Maison En casa à Lourdes.

Les invités ont ensuite participé à un cocktail déjeunatoire, préparé par un traiteur local.

Le projet de la Maison Saint-Antoine

Cette future MVP offrira à ses habitants un cadre de vie calme et agréable.

Ce béguinage bénéficiera d’un parc d’exception où chacun pourra pratiquer des activités comme le jardinage.

La Maison Saint-Antoine, à Saint-Etienne

Le but est avant tout de favoriser l’autonomie des personnes accueillies et de développer leur vie sociale.

Pour cela, des espaces de rencontres seront aménagés, notamment une salle associative. De même, le jardin permettra aux habitants de pratiquer la permaculture.

Ce projet s’inscrit dans la poursuite de l’accélération du développement de la FLS. En effet, d’autres Maisons de Vie et de Partage ouvriront très prochainement. A Louviers (Eure), la Maison Saint-Lubin accueillera six adultes porteurs de troubles psychiques.

A Saint-Etienne, la Maison PARM est en train de s’agrandir petit à petit afin de proposer sept nouveaux logements à des jeunes en situation de handicap mental. L’extension de PARM aura lieu juste en face de l’actuelle MVP, ce qui facilitera les liens entre les habitants. Ils pourront partager des moments de convivialités.

La fragilité n’empêche pas l’inclusion !

A la Fondation pour le Logement Social, nous avons à cœur de favoriser l’intégration des publics fragiles dans la société. C’est pour cette raison que nous développons des projets d’habitats partagés. Le plus souvent, nos Maisons de Vie et de Partage prennent la forme de colocations où chaque habitant possède son studio privé et partage des espaces communs avec les autres résidents.

 

Favoriser l’indépendance des habitants

L’autonomie des bénéficiaires de nos MVP prend du temps et demande de la patience. Cela passe par leur insertion sociale et professionnelle dans la ville. Dans celle de Saint-Étienne, la pandémie a eu des conséquences sur le quotidien et les activités des quatorze locataires de colocation ainsi que des appartements autonome de la Maison. Pour en savoir davantage, nous avons interrogé Anne Berger, maîtresse de maison.

 

Le témoignage d’Anne Berger, maîtresse de maison

FLSMalgré les confinements successifs et les restrictions, avez-vous maintenu des activités?

Anne Berger – Lors du premier confinement qui a duré deux mois, la maison PARM a été privée de ses activités en extérieur. Les habitants qui exercent une activité professionnelle dans un ESAT (Etablissement d’Aide et de Service par le Travail) ont dû, eux aussi, arrêter momentanément leur travail. En effet, nos habitants sont en situation de handicap mental et étaient considérés comme des publics à risques.

Cependant, nous avons tout misé sur les activités en intérieur en organisant des jeux et en pratiquant des sports dans la cour de la maison. Nous avons également proposé des activités aux jeunes comme la lecture, l’écriture et la cuisine. Puis, lors des confinements suivants, les activités d’extérieur n’ont pas repris. Heureusement, la situation s’est grandement améliorée depuis cette rentrée 2021. Les activités de chacun reprennent petit à petit. Par exemple, ils peuvent à nouveau pratiquer le yoga ou faire des courses en ville.

FLS Quelles actions permettent d’insérer les jeunes de PARM dans leur quartier ?

Anne Berger – Tout d’abord, il est important de dire que l’inclusion de nos jeunes dans leur quartier prouve qu’on peut être différent et avoir un quotidien normal. Par exemple, les résidents sortent faire les courses, vont acheter le pain et sont connus des commerçants. Un rapport de confiance s’est installé beaucoup.

Lorsqu’un jeune part faire les courses au marché, il est accompagné par un salarié ou un autre jeune. Ils vont également à la médiathèque emprunter des livres et des DVD. Nous organisons régulièrement des sorties pour assister à des projections de films dans cette médiathèque. Les résidents se rendent aussi à des spectacles, grâce au partenariat que nous avons établi avec la salle de spectacle « Le Pax » à Saint-Etienne. Nous assistons aux répétitions, les jeunes apprécient beaucoup.

 

FLS Vous préparez un spectacle avec vos résidents, en quoi consiste-t-il ?

Grâce à notre partenariat avec la salle de concert « Le Pax », nous avons rencontré le directeur qui monte des projets inclusifs. En assistant aux répétitions, nous avons eu l’idée de créer un spectacle avec des personnes en situation de handicap et d’autres qui ne le sont pas, afin de montrer que c’est possible et que chacun peut apporter ses compétences et sa sensibilité. Les résidents de PARM sont très heureux d’y participer. Je ne nie pas qu’ils auront parfois des difficultés mais ils s’investissent beaucoup. Il y aura des musiciens et des danseurs d’une école de musique, des intervenants professionnels etc. Chaque mois, nous organiserons deux répétitions. « Le Pax » met l’éclairage de sa salle à notre disposition et la commune de Saint-Etienne nous prêtera des costumes. Pour moi, ce spectacle vise à mettre les jeunes en scène collectivement et individuellement, pour montrer qu’ils ont tous des compétences qui leur sont propres. Nous aimerions monter ce spectacle inclusif pour juillet 2022.

 

Le témoignage d’Anne Berger intervient durant une période importante pour la MVP de Saint-Etienne. En effet, cet habitat partagé s’agrandit dans le cadre d’une extension de sa surface, grâce à l’aménagement d’un bâtiment situé au 17 rue Elisée Reclus. Sept nouveaux locataires viendront habiter dans cette extension de PARM, une fois que les travaux seront terminés.

 

Meilleurs vœux pour l’année 2022 !

Meilleurs voeux pour l’année 2022 !

Michel Récipon, président bénévole

Chers amis,

Très belle année 2022 à vous ! Je nous souhaite d’avancer malgré les épreuves, dans la joie et la bienveillance. J’espère que cette nouvelle année verra davantage d’inclusion à l’égard des plus fragiles.

La générosité a perduré ces derniers mois et je vous en remercie chaleureusement. Merci de soutenir les plus isolés et de leur permettre d’accéder à une meilleure autonomie.

Grâce à votre fidélité, la Maison de Vie et de Partage de Briançon est prête à accueillir quatre femmes isolées à partir de janvier 2022. Les travaux de la MVP de Louviers et de l’extension de la maison PARM, quant à eux, seront terminés cette année. De même, fin 2021, nous avons inauguré les MVP de Lourdes et Viroflay, deux maisons logeant des publics fragiles.

Je reste convaincu que la fragilité crée et développe des liens entre nous. Elle ne saurait être mise de côté. Au contraire, rendre visibles les invisibles, voilà un défi qui me tient à cœur. J’espère que vous continuerez à y croire également en restant fidèles à nos MVP, véritables innovations sociales partout en France.

Heureuse année à vous ! Prenez soin de vous et de vos proches. »

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En vidéo

Des nouvelles de la maison Saint-Jean de Buglose!

Des nouvelles de la maison Saint-Jean de Buglose !

Les travaux avancent pour la maison de la Maison de Vie et de Partage Saint-Jean de Buglose. Cet habitat partagé, intergénérationnel se compose de dix-huit logements destinés à des personnes âgées isolées, des jeunes actifs, des familles.

Elle se situe au cœur du Sanctuaire de Notre-Dame de Buglose, à Dax (département des Landes).

Un projet d’habitat intergénérationnel

La MVP Saint-Jean de Buglose à ouvert ses portes il y a quelques semaines.

Déjà commencés, les premiers emménagements se poursuivent.  Aux dix-huit logements s’ajoutent des espaces associatifs où les résidents pourront s’adonner à des activités communes.

Les travaux supposent la réhabilitation de 1600 m². La maison est soutenue par une quarantaine de bénévoles qui aident à la réussite de ce projet.

Dans un cadre rempli de sérénité, les habitants pourront s’épanouir dans cet habitat intergénérationnel.

« Pouvoir être chez moi sans jamais être complètement seule, c’est ce qui m’intéresse dans ce projet. Pouvoir rendre service, être utile aux autres. »

Monique, 66 ans
Future résidente

Les travaux avancent !

Le 19 novembre dernier, une visite était organisée à la MVP avec des personnes institutionnelles. Selon Sophie et Stanislas Blandin, les porteurs de projets, « les travaux avancent bien ». L’association a proposé aux visiteurs une table ronde autour d’un thème d’actualité : « Jeunes et vieux se réjouiront ensemble ». Cette notion de réciprocité entre les personnes, peu importe leur âge, sera très importante dans la vie de la maison. Chacun aura quelque chose à apporter aux autres.

Plusieurs habitants ont emménagé à la maison Saint-Jean. Les travaux se poursuivent dans le cadre de la phase de démolition de la seconde partie de la maison.

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Témoignages

« C’est en 2019 que nous décidons de concrétiser un rêve que nous avions à cœur depuis plusieurs années : créer un habitat partagé intergénérationnel. Avec nos partenaires, nous nous sommes rejoints sur la conviction que la solitude qu’éprouvent nos aînés et le sentiment d’inutilité qui en découle sont un fléau pour la société toute entière, dans les villes, comme dans les campagnes. Si c’est une vraie souffrance pour les seniors eux-mêmes, c’est aussi une grande perte pour la société qui se prive de tant de richesses. Malgré l’âge, les personnes âgées ont pourtant encore beaucoup à donner. Aujourd’hui les solutions institutionnelles ne peuvent pas répondre de manière satisfaisante à tous les besoins. En particulier, pour les personnes, encore autonomes, mais dont l’isolement peut être une source de difficultés. L’entraide et les liens naturels qui s’établissaient autrefois entre jeunes et aînés…ce qui existait dans les familles, dans les quartiers, les immeubles : nous voudrions le recréer aujourd’hui dans une forme de vie communautaire. »

Le 3 décembre, c’est la Journée Internationale des personnes handicapées!

Le 3 décembre, c’est la Journée Internationale des personnes handicapées !

Aujourd’hui, vendredi 3 décembre, a lieu la Journée Internationale des personnes handicapées. Cet événement, organisé par les Nations Unies, a vocation à sensibiliser le grand public sur les problématiques liées aux handicaps. Elle vise également à soutenir les personnes en situation de handicap, à les défendre et à affirmer leurs droits dans la société.

 

Un événement qui perdure

Créée en 1992, cette journée mondiale rappelle l’importance d’une prise de conscience collective pour améliorer les conditions de vie des personnes handicapées.

En France, l’accès à un logement adapté s’apparente généralement à un parcours du combattant. Des solutions émergent comme l’habitat partagé. Ce modèle se diffuse de plus en plus, notamment en Allemagne. En France, les porteurs de projets se multiplient aussi.

L’association Familles Solidaires, par exemple, adapte certains de ses logements aux personnes âgées ayant un handicap moteur. Cette journée des personnes handicapées nous montre que c’est à la société de s’adapter aux citoyens et non l’inverse.

La FLS aux Olympiades du Vivre-Ensemble à Versailles en juin 2021

Les chiffres du handicap : où en sommes-nous ?

D’après l’Observatoire des Nations Unies, un habitant sur sept serait atteint d’un handicap dans le monde. Ce chiffre montre bien la légitimité des personnes handicapées et leur besoin de se faire entendre.  Ces personnes vivent majoritairement dans des pays en voie de développement (80% d’entre elles). La moitié ne possède pas de ressources suffisantes pour accéder à des soins. N’oublions pas également que la différence provoque une potentielle stigmatisation au sein d’un même groupe. Le plus grand fléau resterait bien évidemment l’ignorance vis-à-vis du handicap, conduisant souvent à son rejet.

A la Fondation pour le Logement Social, nous avons conscience que la fragilité ne doit plus rimer avec l’exclusion sociale. Pour cela, nous développons un réseau de Maisons de Vie et de Partage, des logements indépendants avec une vie sociale et partagée (permise par des locaux communs).

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Nos actions pour l’année 2021 et … 2022

Cette année, les inaugurations des MVP de Lourdes et de Viroflay permettront à une vingtaine de personnes isolées et à sept femmes en situation de handicap mental de réaliser leur projet de vie grâce à un logement.

Nous poursuivons des projets en lien avec des adultes porteurs de handicap mental à Saint-Étienne, en réalisant une extension de l’actuelle maison PARM. Ces logements supplémentaires devraient accueillir sept nouveaux résidents d’ici fin 2022. Les habitants se réjouissent que leur maison s’agrandisse ! Située au cœur de Saint-Étienne, PARM multiplie les partenariats avec d’autres associations, des salles de théâtre, afin de diversifier les activités des colocataires.

L’inclusion passant par une meilleure visibilité des personnes en situation de handicap, le pari semble déjà réussi !

Un repas partagé dans la MVP de Saint-Etienne

Rencontrez les habitants des MVP

https://www.youtube.com/watch?v=5bb34DAqDgc

Finaliser la Maison de Briançon avec Les Petites Pierres

Une campagne pour la fin des travaux de Briançon !

Grâce au soutien de la plateforme Les Petites Pierres nous lançons une campagne de financement participatif pour aider à finaliser les travaux de la Maison de Vie et de Partage de Briançon, qui accueillera 4 femmes seules isolées ainsi qu’une famille.

 

L’objectif ?

Mobiliser un maximum de soutien d’ici fin janvier, pour atteindre 15 165€ afin de financer les espaces communs, le cœur de cet habitat partagé !

JE SOUTIENS LE PROJET ! >>

 

Projet de la maison de Briançon

Grâce aux Petites Pierres, chaque don est doublé !

Et grâce à la déduction fiscale de 75% un don de 400€ vous coûte 100€ et rapporte 800€ à ce magnifique projet (déduction fiscale de 75% dans la limite d’un don de 1000€ en 2021).

JE DÉCOUVRE LA CAMPAGNE LES PETITES PIERRES >>

Pour toucher un maximum de nouveaux donateurs, nous avons besoin de vous pour faire démarrer la campagne !

N’hésitez pas à partager la page sur vos réseaux sociaux. Pour cela rien de plus simple : je clique ci-dessous pour aller sur la page de crowdfunding. En dessous du bouton, « je soutiens ce projet » se trouve les liens menant vers mes réseaux sociaux préférés.

D’avance merci à tous, car il n’y a pas de petits dons, notamment lorsqu’ils sont doublés !

Facebook Linkedin Twitter Web

 

Logo Maison de Marthe

Les travaux avancent !

Dans un article sur leur site web, notre association partenaire « La Maison de Marthe » publiait une jolie rétrospective de l’avancement des travaux. Venez découvrir ce projet en cliquant ci-dessous et en savoir plus sur cette association qui animera ce lieu.

Découvrir les travaux >>

Habitat inclusif, habitat partagé… De quoi parle-t-on ?

Habitat inclusif, habitat partagé… De quoi parle-t-on ?

Habitat inclusif, habitat partagé, toutes ces expressions fleurissent dans les journaux, sur les plateaux télé, dans les textes législatifs et juridiques. Depuis 2021, une Aide à la Vie Partagée est déployée dans certains départements français. Elle s’adresse aux habitants vivant dans des habitats inclusifs.

Qu’est-ce qu’un habitat inclusif ?

D’après la loi ELAN de 2018, ce concept renvoie à un habitat regroupant des personnes âgées ou en situation de handicap, préférant un logement privatif auquel s’ajoutent des espaces communs et éventuellement des espaces dédiés à la vie associative du projet d’habitat inclusif. Le but de cette solution de logement est de proposer une alternative aux structures médicalisées dont le nombre de places reste limité.

Repas après l'emménagement

Les délais d’attente pour obtenir une place dans un établissement médicalisé peuvent être très longs, ce qui pousse les demandeurs à se tourner vers des modes d’habitats alternatifs correspondant mieux à leur projet de vie.

Que peut-on faire si l’on n’a ni accès à un logement social ni à une place dans un institut médicalisé ? Tel est l’enjeu actuel des personnes en situation de handicaps et des seniors. L’habitat inclusif œuvre à l’insertion dans la société des personnes isolées. Il permet un accès à des activités communes à tous les locataires (animations) et à un accompagnement individuel selon les besoins de chacun.

Dans le langage courant, l’habitat inclusif renvoie également à des appartements au sein d’un ensemble immobilier. Il peut s’agir de locataires partageant des locaux communs mais ne vivant pas ensembles. Les bailleurs sociaux optent pour cette solution afin de diversifier leur offre locative. Les publics cibles sont handicapés ou âgés et disposent de revenus modestes. La notion d’habitat inclusif fait l’objet d’une confusion avec celle d’habitat partagé.

Le repas parm Saint Etienne

Le repas à PARM

Qu’est-ce qu’un habitat partagé ?

En effet, l’habitat partagé rejoint grandement la notion d’habitat inclusif car il vise à insérer socialement des publics fragiles par le logement. L’habitat inclusif est un terme souvent employé pour désigner l’habitat partagé.

Toutefois, la principale différence se situe au niveau du public cible. Ici, ce dernier est bien plus large car il comprend les personnes âgées, handicapées, les SDF, les migrants, les réfugiés, les femmes isolées. Ce type d’habitat peut prendre la forme d’une maison ordinaire, d’un Lieu de Vie et d’Accueil, d’une Maison de Vie et de Partage (typique des projets de la Fondation pour le Logement Social), d’un foyer, d’un habitat inclusif.

 

Tout habitat partagé se veut par définition inclusif pour ses résidents. Cependant, nous préférerons employer cette expression d’« habitat inclusif » pour désigner l’habitat dédié aux personnes âgées et handicapées, comme le veut sa définition stricte (loi ELAN, 2018). L’habitat partagé s’ancre dans un processus de recherche en innovation sociale, car il s’attache à apporter des solutions à des défis sociaux et sociétaux tels que l’insertion sociale et professionnelle, l’inévitable prise en compte du vieillissement de la population française et les répercussions économiques de la crise sanitaire sur les Français. Enfin, notons que si l’habitat partagé s’apparente à une réponse à des besoins sociaux urgents, les outils naissent lentement, ce qui entraîne un décalage entre les attentes des Français et la réalité législative et juridique.

FAQ #habitat inclusif# habitat partagé

  • L’habitat inclusif, c’est pour toutes les personnes en situation d’exclusion sociale.

FAUX
L’habitat inclusif est réservé aux personnes porteuses d’un handicap mental, psychique et/ou aux personnes âgées.

  • L’Aide à la Vie Partagée (AVP) concerne tous les habitants vivant dans des habitats partagés.

FAUX
S’il y a bien une vie partagée dans un habitat partagé, l’AVP est à destination des habitats inclusifs. Cette dénomination de vie partagée peut prêter à confusion.

  • L’habitat partagé n’existe pas dans les textes législatifs.

VRAI
Pour l’instant, il n’existe aucune mention de l’habitat partagé dans les textes de loi. Seul l’habitat inclusif est légitime au regard de la loi et possède sa définition et son cadre juridique.

  • Depuis la crise du coronavirus, il y a eu une prise de conscience de l’isolement des Français.

VRAI
C’est juste, cependant cela ne veut pas dire que des mesures seront rapidement prises par les pouvoirs publics. C’est pour cela que les porteurs d’habitats partagés se multiplient afin de trouver des alternatives aux instituts médicalisés notamment.

Plus en détails

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Inauguration d’un habitat partagé à Lourdes : la maison En Casa

Inauguration d’un habitat partagé à Lourdes : la maison En Casa

Ce mercredi 3 novembre, la FLS et son association partenaire En Casa ont eu le plaisir d’inaugurer cette nouvelle Maison de Vie et de Partage. Situé au cœur de Lourdes, cet habitat partagé réunit 18 personnes à l’heure actuelle. Toutes ont en commun des situations de fragilité. Environ 90 visiteurs ont bravé la pluie pour se rendre à ce moment si particulier. Monseigneur Migliore, nonce apostolique en France, était présent pour découvrir la maison et bénir la chapelle d’En Casa.

Il s’agit de la première maison de la Communauté Pape Jean XXIII en France.

Une colocation solidaire, ouverte sur la ville

En Casa, c’est avant tout un accueil inconditionnel, quelle que ce soit la difficulté des personnes qui lui font appel. Pour preuve, les repas sont pris collectivement et deux assiettes sont toujours prévues au cas où des visiteurs passeraient à l’improviste. Dans la grande salle à manger, les résidents discutent, se soutiennent et participent aux tâches ménagères. Peu importe leur fragilité, ils coopèrent et s’entraident. Parmi eux, il y a Benjamin, Layana, Isabelle, mais aussi deux familles avec enfants. Ce petit monde donne une vivacité au quotidien de la maison En Casa.

En Casa, une maison ambitieuse pour les personnes en situation d’exclusion sociale

L’association du même nom, créée en 2018, est présidée par Palmino Paolucci. Avec Katia, la maîtresse de maison et les bénévoles, ils ont réussi à co-construire ce projet, soutenus par la FLS. L’inauguration de la maison marque donc l’accomplissement d’un « rêve », comme l’a rappelé Katia, en introduction de la cérémonie.

L’inauguration de la Maison de Vie et de Partage En Casa

La reconnaissance officielle de la maison En Casa a débuté par un accueil musical. Les résidents ont chanté pour souhaiter la bienvenue aux visiteurs. Vers midi, Monseigneur Migliore est arrivé, tout comme Monseigneur Brouwet et l’abbé Cayla.

En guise d’introduction, la maîtresse de maison, Katia, a retracé l’histoire de la maison. Michel Récipon, président de la FLS, Monseigneur Migliore, Palmino Paolucci, tous ont salué l’aboutissement de ce projet lors de leurs discours. Puis, le nonce apostolique a béni la chapelle d’En Casa et montré son engagement vis-à-vis de cet habitat partagé.

Les visiteurs ont pu partager un buffet avec les résidents et les personnalités politiques et religieuses. Monsieur Thierry Lavit, maire de Lourdes, était également présent, montrant l’importance de telles maisons dans une société confrontée à la précarité et l’exclusion sociale.

Le repas d’inauguration, un moment chaleureux avec les résidents

En Casa, c’est une famille nombreuse qui a le sens de l’hospitalité. Après l’inauguration, Monseigneur Migliore a été invité à un repas préparé exclusivement par des bénéficiaires de la maison. La FLS était aussi conviée, ainsi que Monseigneur Brouwet. Dans une ambiance simple et bienveillante, chacun s’est présenté aux autres et a pu discuter avec le nonce apostolique. Les résidents ont assuré tout le service du déjeuner, de la cuisine jusqu’à la salle à manger ! Layana, originaire de Polynésie Française, a proposé un plat typique de chez elle aux hôtes.

Le menu était à l’image de la maison En Casa. Chaque étape du repas s’appuyait sur des cultures différentes. Cela montre aussi l’esprit d’ouverture des résidents sur le monde qui les entoure. Les profils et histoires varient d’une personne à l’autre et cela ne les empêche pas de s’entraider.

Il a été remis au nonce, à Monseigneur Brouwet et Michel Récipon des cadeaux de la part des résidents. Une plaque a ensuite été dévoilée par les enfants de la maison En Casa avant le départ du nonce apostolique. Contre toute attente, ce dernier a remis aux résidents et à l’association En Casa une médaille bénie par le pape François. Cette inauguration aura donc été pleine de surprises. Comme l’a exprimé Monseigneur Migliore, En Casa est le cœur de Lourdes. Soucieuse d’ouvrir sa porte à toute personne en situation de fragilité, elle accueille, réconforte et soutient ceux qui en ont besoin.


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Dans la presse


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